lundi 20 novembre 2017

Glorieux Prototypes

Gyðja Else Christensen

Notre âme, comme notre corps, est composée d'éléments qui tous ont déjà existé dans la lignée des ancêtres. Le « nouveau » dans l'âme individuelle est une recombinaison, variée à l'infini, de composantes extrêmement anciennes  C.G. Jung

Question reçue la nuit dernière : 

« Vous dites dans un cours qu'Else Christensen insiste sur l'importance d'étudier l’œuvre de Jung. Pourquoi est-ce si important ? Celui qui a l'Edda a t-il besoin de psychologie analytique ? »

M'est avis que l'insistance de la Gyðja Christensen, la Folk Mother, de mémoire bénie, qui fut le maître de Wodenson, est de nature pédagogique. Carl Gustav Jung a l'art, en plus du titre de docteur, qui bluffe toujours un peu le bobo, de formuler les lieux les plus communs de la Magie d'un ton « autorisé », « rationnel », « médical », pour ainsi dire, qui leur donne un tour de découverte scientifique récente.

Jung parle des Choses Anciennes au début du XXème siècle comme on y parlait phosphates, écluses et chemins de fer.

C'est très efficace. Mettons qu'un « citoyen lambda de 2017 » me demande aujourd'hui :

« Être dans le Siðr, c'est être "Wotaniste", c'est-à-dire disciple d'un vieil alcoolique libidineux auprès duquel Charles Manson fait figure de boy scout. Comment peut-on, décemment ? »

Je réponds aussitôt : « Le docteur Carl Gustav Jung, inventeur du terme "Wotanisme", dit que, si bizarres qu'ils paraissent, tous nos désirs ont une origine sacrée. Les refoulements et l'ignorance les font parfois tourner en caricatures distordues, mais il est toujours possible de localiser, à partir d'eux, la Source pure d'où ils ont jailli.

« Au sujet d'un de ses patients alcooliques, Jung écrit : "Son envie de boisson était l'équivalent, à un niveau inférieur, d'une soif spirituelle de plénitude, ou, en langage médiéval, d'une soif d'union avec Dieu".

« Gardant cela en tête, Ami, ruminez cette question : Quels sont les glorieux prototypes cachés derrière les envies qui vous troublent et vous épuisent ? »

Je me garde bien d'ajouter que cet Enseignement est plusieurs fois millénaire et que nous venons d'échanger des paroles d'Edda. Je le laisse opiner.

La Gyðja Christensen et Jung lui-même semblent avoir voulu nous dire en substance : Quand vous entrez au royaume des aveugles, fermez un œil !

Bénédictions endiablées.

dimanche 19 novembre 2017

Kill Atli

ou L'ombre a pour fonction de révéler la lumière


Exégèse à bâtons rompus avec la Gyðja Naama de Barczewo, sur Atlakviða (39 ; 44-45). Lecture complémentaire recommandée : B.I.F.R.O.S.T

jeudi 16 novembre 2017

Edda dans la Brume


Exégèse à bâtons rompus avec la Gyðja Naama de Barczewo, où il est question de brumes d'automne, de magiciens, de mendiants fanboys, d'Unicité Divine, de Selena Gomez, One Direction, Kim Kardashian et autres stars, de l'influence occulte des prénoms hébraïques, d'oniromancie et de dépravations.

mercredi 15 novembre 2017

L'Anti-portrait chinois


Un lecteur old guard, émoustillé par mon Questionnaire de Proust et celui de la Nietzsche Académie, m'a défié ce matin de répondre à cet « Anti-portrait chinois ». Je vous poste la chose. Peut-être vous amusera t-elle, peut-être pas : l'essentiel est de se rappeler que j'étais très fatigué quand j'ai écrit tout ça...

Si vous étiez …

– Un défaut ?

Le strabisme de Kate Moss, l’asymétrie faciale de Cindy Crawford – ou mieux : le cheveu sur la langue de Drew Barrymore. [Cf. Shumulisme fondamental : Ce sont ses imperfections qui rendent un objet collector : le secret du bonheur est de s’entourer de gens dont les défauts sont sexy.]

 – Un accident ?

L’éjaculation précoce. C’est comme manger son dessert avant le dîner : c’est malpoli, ça coupe l’appétit, on présente ses excuses, etc. mais in petto, on n’est jamais vraiment fâché de pouvoir se dire :  « Si je meurs entretemps, j’aurai eu le meilleur... ».

 – Une perversion ?

N’importe quoi dans un boudoir tendu de velours rose où flotte un parfum de miel odorant, du moment que Gina Carano y porte un uniforme de police.

 – Une guerre ?

Ivanka Trump [PS : Peut-être faut-il préciser qu’en hébreu, le terme guer désigne un(e) converti(e) au Judaïsme].

– Une arme ?

Par ordre croissant de surenchère et d’overkill, je dirais : 1. Mon .44 magnum Smith & Wesson model 629 ; 2. Un Desert Eagle chambré en .50 AE ; 3. Le décolleté de Salma Hayek.

– Un supplice ?

Pierre Boulez.

– Une cicatrice ?

J’hésite entre Al Capone et Harry Potter… L’histoire de ma vie…

 – Une salope ?

La b-list canon qui, naguère, aurait accepté de vendre ses parents pour que tu consentes à coucher avec elle, et qui, carrière faite, t’envoie en « thérapie pour addiction au sexe ». Notez bien que le terme « salope » est, ici, affectueux, comme dans : « Rose Mc Gowan en Red Sonja et Asia Argento en Vellini étaient vraiment bandantes, les salopes ! »
  
– Un dictateur ?
 
Mon épouse.

– Une torture ?

La torture est inefficace. J’ai vécu des années avec une fan de Schönberg et je n’ai jamais rien avoué.

 – Un terroriste ?

N’importe quel publicitaire.
 
– Une injure ?

Quelque chose du capitaine Haddock : « Tchouk-tchouk nougat » ou « Bougre de crème d'emplâtre à la graisse de hérisson ».
 
 – Un vice ?

 Mike Pence. S’il était plus grand, moins chrétien et que sa femme était jouable.

 – Une mort ?

L’épectase : celle du Régent, du président Félix Faure et du cardinal Daniélou. Ou la mort de vieillesse, à 165 ans, tendrement choyé par mes proches. Ou mourir d’épectase à 165 ans parce qu’une de mes proches m'a choyé un peu trop tendrement.

– Une maladie ?

Ah, je viens de lire que le « racisme » est officiellement une maladie ! Je serais donc – au bas mot – un racisme sexiste, islamophobe, homophobe, transphobe, capacitiste et climatosceptique ! Ça, ou le diabète qui emportera Michael Moore.

– Un poison ?

La Cantarella, que les Borgia utilisaient pour se défaire des gêneurs. J’admets toutes les turpitudes, tant qu’elles ne sont pas vulgaires.

– Un assassin ?

 André Rieu.

– Une trahison ?
 
Judas l’Iscarioth.

– Un impôt ?

Le décret qui ordonnerait de ne plus taxer que les pauvres. Ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais ils sont nombreux. Et une amende pour « atteinte au pool génique » imposée aux gens laids. Comme les pauvres sont également laids, nous doublerions nos gains.

– Une panne ?

Bloqué dans un ascenseur avec les cinq Spice Girls en 1998.

 – Une infirmité ?

 La Peugeot 108.

 – Un microbe ?

Un virus extra-terrestre, communiqué par la crotte d’un oiseau mutant, qui transmettrait au sujet le TOC irrépressible de recopier Guerre et Paix en écriture inclusive, jusqu’à la mort, et aurait cette particularité de ne s’abattre que sur Léa Salamé.

 – Une humiliation ?

N’importe quoi dans un boudoir tendu de velours rose où flotte un parfum de miel odorant, du moment que Gina Carano y porte un uniforme de police équipé d'une paire de menottes.

 – Une plaie ?

Cyril Hanouna. Je l’envie. Pour un homme de Siðr tel que moi, se réveiller constamment le matin de l’Imbolc, comme Bill Murray dans Un Jour sans Fin, ce serait déjà très beau – mais se réveiller, comme Cyril Hanouna, constamment le soir d'Halloween ça, c’est fabuleux !

mardi 14 novembre 2017

La Voie de la Salamandre


Paroles d'Edda à bâtons rompus avec la Gyðja Naama de Barczewo. Questions traitées : Pourquoi les Jours d'Ombre existent-ils ? Qu'est-ce que réussir sa vie ? Au moyen de quelle rune la salamandre fut-elle créée ? Pourquoi la pêche au poisson mort est-elle interdite ? Pourquoi est-il dit que l'harmonie conjugale donne accès à tous les Pouvoirs de la Haute Magie ? Pourquoi faut-il acheter ses œufs sans marchander ?

vendredi 10 novembre 2017

Inaccessible

Wotan attend au Valhalla, par Hermann Hendrich

La conversation roulait, hier, sur les trépidations de la vie moderne. Afin de fournir, en catastrophe, un alibi religieux à mon indolence, je déclarais : "Le stress est la chose la moins wotanique du monde".

Je le maintiens. Selon ma formule inlassable, il y a deux règles pour vivre heureux : la première est de ne pas se préoccuper des soucis mineurs ; la seconde est que tous les soucis sont mineurs. N'envisagez une carrière à la Poste que si vous ne parvenez vraiment pas à intégrer ce principe, au moins spirituellement...

J'ai vu des gens surdoués pour les Sciences Divines, éjectés sans retour de leur Voie pour avoir prêté attention aux soucis mineurs. Les considérations mesquines, triviales, popotes, qui sont l'attirail de Narfi, ont détruit plus d'élèves prometteurs que le Langage Enochien.  D'où Sút Ró : le Sage se retire au fond d'une forêt, sur une montagne, ou dans une grotte, hors d'atteinte de la "vie moderne" Là, rigoureusement inaccessible, il se livre à l’Étude, à la Contemplation et à la Paresse Du coup, lorsqu'à son retour, quelqu'un lui annonce que l'installation électrique du château vient de faire explosion, il répond: "C'est cool."

J'aime que le grand Wotan, notre maître, ait été surnommé Atriði soit, en gros, Celui qui charge comme un dératé. Ma réponse instinctive à toutes les situations est "Allons-y !!!" Être ce mélange de Chamane, de Prince et d'Hiérophante qu'on appelle un Goði impose d'avoir mille casseroles sur le feu en même temps : Kennsla, Sacrifice, Thing, Toutes Dernières Catastrophes en cours dans la Communauté ! Donc, lorsque je mets fin à ma Retraite, un tas de gens me tombent dessus : "Goði, le blot de l'Imbolc a lieu en extérieur ! nous n'avons pas d’œufs ! et il neige hyper dru ! et un journaliste des Inrocks, spécialisé dans les Nouvelles Dérives Sectaires, vous attend au salon ! et la moitié seulement de nos affiliés seront présents au Thing !" Ma fonction est alors de répondre :  "Non, non, et non. Ils vont tous arriver. Et il y aura parmi eux une Bretonne aux bras chargés de crêpes. Et la neige va cesser. Et le journaliste bobo vient pour se rapprocher de l'Edda." C'est cela, s'arracher l’œil gauche. Le désespoir n'existe pas. Et s'il continue de neiger quand même, portez un toast à Skaði.

Bénédictions endiablées. Bon et heureux Cœur de Semaine.

jeudi 9 novembre 2017

Une nuit avec Fáfnir


Paroles d'Edda à bâtons rompus avec la Gyðja Naama de Barczewo. Lecture complémentaire recommandée : Les Jours d'Ombre et les Nuits d'Or.

mardi 7 novembre 2017

Wolves ! dirait Selena


Nouvelle conversation à bâtons rompus avec la farabuleuse Gyðja Naama, autour de la question :
« Faut-il cesser de se demander si le Wotanisme est compatible avec les valeurs de la République et se demander plutôt si Léa Salamé est compatible avec les valeurs d'Ásgard ? »

dimanche 5 novembre 2017

Funky Chrysogomphe


Aujourd'hui, cours audio : une conversation à bâtons rompus avec la farabuleuse Gyðja Naama de Barczewo, autour de la question : 

 « Pourquoi faut-il impérativement se rendre au Thing de Samhain ? »


Soyez bénis à tous les plans imaginables de l'existence Je vous aime tous Et n'oubliez pas : Samhain a mis fin au Ménage de l’Automne, vous n’avez plus de raison de vous  suicider. Écoutez la petite voix intérieure qui vous chuchote « continue  à vivre ! continue à vivre ! » Vous vous rendrez vite compte que cette petite voix est celle de John Ramsbottom, conseiller à la Lloyd Continental, chez qui vous avez souscrit une assurance-vie. C'est normal. Il ne tient pas à payer.
                                                                                
NB : J'ai intitulé cette Étude Funky Chrysogomphe (réponse donnée par moi naguère sur l'air d' « à question absurde, réponse absurde » — au grand écrivain Olivier Meyer, recteur de la Nietzsche Académie, lorsqu'il m'a demandé si Nietzsche était de droite ou de gauche) pour deux raisons : 1. Le chrysogomphe, en tant que clou doré, n'y joue aucun rôle ; 2. La question du funk, considéré comme genre musical, n’y est même pas effleurée.

HW, les Amis, et tout de bon chez vous. :D